Sapiens #1, l’appartenance irrésistible au groupe

Je viens de commencer la lecture d’un ouvrage Sapiens : Une brève histoire de l’humanité de Yuval Noah Harari qui interroge sur l’évolution de l’humanité.

C’est un gros pavé intéressant, qui permet de se poser des questions du style « qui suis-je ? », « où vais je ? », » dans quelle étagère (du règne animal) j’erre!! »

Je me propose au long de ma lecture de vous confier les interrogations qui viennent à moi.

sapiens

Homme Néandertalien et Homo Sapiens

L’auteur nous explique la différence entre l’homme de Neandertal et l’Homo Sapiens. Cela a permis à ce dernier de s’imposer face à son frère génétiquement différent.

La supériorité de sapiens n’était pas en lien avec sa robustesse mais avec la faculté pour son cerveau de concevoir autre chose que la réalité.

Notre ancêtre pouvait créer dans son esprit, une fiction, une croyance commune qui permet de fédérer un groupe. Croire en un mythe, quel qu’il soit, a permis à Sapiens de mieux fonctionner entre clans, de collaborer et donc d’être plus fort, pour chasser le gibier, pour combattre les ennemis, en l’occurrence Neandertal…

Extrait p 45 « Au fil du temps, la réalité imaginaire est devenue toujours plus puissante, au point que de nos jours la survie même des rivières, des arbres et des lions dépend de la grâce des entités imaginaires comme le dieu Tout Puissant, les États-Unis ou Google »

Ce besoin de croire semble à quelque chose de supérieur régie encore notre vie aujourd’hui. Nombreux sont ceux qui vont se récrier en pensant : « moi je crois en la science, à ce qui est réel, et j’ai surtout mon libre arbitre »

Je ne vais pas parler des religions, elles font cependant de nombreux adeptes dans le monde…Sommes-nous tous sensibles à une croyance qui nous aiderait à nous sentir relié aux autres ?

Même si nous pensons être des adultes responsables et libres dans notre tête, n’avons-nous pas irrésistiblement besoin de cette appartenance au groupe ?Même les plus pragmatiques peuvent sentir qu’ils sont sensibles à de croyances pas du tout rationnelles.J’ai justement une anecdote récente à ce sujet et peut être va-t-elle résonner pour vous.

Ballade au supermarché

Je suis dans un hypermarché avec mon mari. Nous flânons un peu dans les rayons n’ayant pas de courses urgentes à faire. Je suis attirée par un stand de bols japonais multicolores. Mon époux vient vers moi avec à la main deux sets de table plastifiés illustrés de nos années de naissance respectives. Il me montre les personnages célèbres qui sont nés la même année que lui, ainsi que les miens.

Mon époux est un scientifique, pragmatique, peu enclin aux pensées magiques. Cependant, j’ai vu l’intérêt, certes léger, juste amusé (rappelez vous, nous flânions), mais l’intérêt tout de même, pour savoir quels hommes ou femmes célèbres était en lien avec lui à travers cette année de naissance. J’ai sentie moi aussi ma curiosité aiguisée.

Ainsi, encore aujourd’hui, en 2017, dans le monde moderne dans lequel nous avons l’impression de vivre, si éloigné de notre cousin Sapiens, que deux adultes pragmatiques, intellectuellement avisés, puissent être sensibles à un monde magique, peut nous interroger.

Notre besoin de croire en quelques choses de supérieur (là seulement la notoriété de quelques uns….) qui nous relie aux autres humains semble ancré au plus profond de notre fonctionnement cérébral.

Interrogez vous, n’avez vous pas vous même des anecdotes du même type : superstitions, attraits pour les jeux de hasard, croyance ?

Ce fonctionnent archaïque ne semble pas être négatif puisqu’il permet de fédérer de nombreuses personnes dans un même but et pour faire de grandes choses ensemble. Ces « grandes » choses peuvent être bonnes ou mauvaises. Tout dépend de là où l’on se place.

Avez-vous la même perception? Avez-vous lu ce livre? N’hésitez pas à partager vos impressions. A suivre.

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