Sapiens #5, sommes-nous accro au portable et autres écrans ?

Cette semaine je voudrai partager avec vous un questionnement concernant l’utilisation de notre temps, notre addiction au portable et aux écrans en général.

Yuval Harari nous invite à y réfléchir en comparant le temps employé pour le travail entre notre ancêtre Sapiens et nous-même.

sapiens

Extrait p 67 « Dans les sociétés d’abondance actuelles, on travaille en moyenne 40 à 45 heures par semaine; dans le monde en voie de développement, la moyenne hebdomadaire peut aller jusqu’à 60 ,voire 80 heures. Les chasseurs-cueilleurs qui vivent de nos jours dans les habitats les moins hospitaliers -comme le désert du Kalahari- ne travaillent en moyenne que 35 à 45 heures par semaine. »

Au delà du temps passé au travail, il semble que le modernisme n’est pas toujours synonyme de moins de temps passé au travail. Je souhaite apporter votre attention sur le temps passé face aux écrans, sur notre addiction au portable

Avez vous remarqué comment notre temps est englouti dans ces espaces virtuels ?

Ce temps est consacré à quoi ? A l’autre ? A nous-même ?

Que vient-il nourrir ?

addiction au portable

Notre addiction au portable est-elle bénéfique ?

J’ai 53 ans, j’ai donc vécu une partie de ma vie sans téléphone à la maison. Je suis encore surprise de voir lorsque je me promène dans la rue, le métro ou autres, tous ces hommes et femmes, jeunes ou vieux, les yeux rivés à leur téléphone. Comme si sans ces appareils ils ne pouvaient pas être eux mêmes.

La sensation que cela me fait c’est que chacun est enfermé dans son espace, dans sa bulle.

D’ailleurs, avez vous remarqué comme il est difficile de s’adresser à une personne qui regarde ou tape sur son smartphone ?

C’est comme si cet objet renforce la carapace que nous avons tous face au monde.

J’ai encore le souvenir du temps où lorsqu’on était perdu dans un quartier, on essayait de se servir de sa mémoire, de son sens de l’orientation. Et où on interpellait un passant pour lui demander notre chemin plutôt que de taper frénétiquement sur le GPS de notre smartphone. On faisait plus confiance en ses capacités qu’à notre instinct naturel d’orientation.

N’oublions nous pas l’essentiel de ce qu’est une relation humaine ?

La vue de ces personnes connectées à leur machine m’effraie un peu, j’ai encore l’impression que c’est une vision futuriste. Je fais pourtant partie du lot et j’utilise moi aussi tous ces moyens modernes de communication. Je lutte aussi pour combattre mon addiction au portable.

De même dans l’espace familial, le fonctionnent dans les relations ont changées et la priorité semble être tournée vers notre machinerie câblée.

La première chose que nous faisons au réveil ou au retour du travail n’est-elle pas de nous connecter pour voir nos mails, répondre à nos messages, consulter notre réseau social préféré ?

Prenons-nous le temps de juste regarder notre partenaire, de parler avec nos enfants, de passer du temps à discuter tranquillement avec ceux qui nous sont chers sans jeter un œil sur l’écran au creux de notre main ou de nous précipiter dès le moindre petit bip ?

Reprenons le temps de nous parler face à face

Vu le nombre d’écrans qui peuplent nos maisons, chacun peut passer ses soirées devant un film, un jeu, des sites ou autres sans avoir ne serait ce que 5 minutes à accorder aux habitants du lieu.

Ne rêvez-vous pas de tout arrêter, de prendre des vacances loin de tous ces médias ? Ou peut-être êtes vous tellement dépendant que seulement cette idée vous affole. Comme le serai un petit enfant qui perd son doudou ?

Réfléchissez, posez vous sincèrement la question. Que faisiez vous de votre temps libre avant ? Là, je m’adresse à ceux qui ont connu autre chose que notre vie super connectée.

Parfois je me le demande moi-même. Comment était ma vie avant ?

La patience et la confiance était de mise lorsqu’on attendait quelqu’un qui n’était pas à l’heure au rendez-vous fixé. Maintenant il nous semble insupportable de ne pas savoir où est l’autre, quelle est la raison de son retard.

Ce qui est certain c’est que le gain de temps de ce modernisme est surement un leurre.

Personnellement, j’ai l’impression d’avoir de moins en moins de temps à consacrer aux vraies relations. Pour discuter avec mes voisins, pour rendre visite à mes amis, à ma famille, la connexion m’appelle…

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